Ce produit réalisé en 2009 a été marqué par l’installation de trois filières industrielles ayant conduit à des aménagements et à des constructions d’ateliers, puis par la formation des élèves professeurs au CAET/CAPET.

Le financement de la subvention taïwanaise

Le financement de la subvention taïwanaise, d’un montant d’un million six cent mille (1 600 000) euros soit près 1 milliard 50 millions FCFA, a permis l’achat, le transport et l’installation des équipements à l’Université de Koudougou. Ces équipements sont destinés à trois ateliers : un de génie civil avec les options construction et menuiserie bois, un de mécanique auto (options cyclo et auto) et un de génie électrique avec les options suivantes : électricité bâtiment, électronique, électrotechnique, froid et climatisation et informatique.

Le financement sur contrepartie nationale

Pour la mise en œuvre du projet CAET/CAPET, l’Etat Burkinabè a procédé à des aménagements et à des constructions d’ateliers. Il a ainsi :

  • aménagé en 2009, un bâtiment construit par l’Union Européenne pour la production de matériels didactiques. A cet effet, les équipements de l’Union européenne ont été transférés dans un autre local ; l’aménagement du bâtiment de près de 1350 m2, et son extension sur une surface de 256 m2 ont permis d’y installer plusieurs ateliers ;
  • construit en 2009 un bâtiment d’une surface de 360 m2 pour abriter l’atelier de génie civil option construction ;
  • alimenté les ateliers en 2009, en électricité (haute et basse tensions) faisant passer leur capacité électrique de 250 KVA à 650 KVA ;
  • construit en 2012, un bâtiment d’une surface de plus de 700 m2 pour un atelier de génie mécanique dont les équipements devaient être acquis par un partenaire financier autre que Taïwan. L’université s’était engagée à rechercher le financement de ces équipements pédagogiques.

Pour la réalisation des infrastructures de ce premier produit, le budget de l’Etat a contribué pour un montant global de 387 millions FCFA consacrés aux aménagements et extensions d’ateliers. Ainsi la contrepartie a contribué aux investissements hors viabilisation pour un montant d’environ 280 millions FCFA.

L’appréciation du premier produit du PRFP

Les effets directs de ce premier produit du PRFP sont les suivants :

  • Il a permis la nationalisation de la formation des enseignants techniques au profit du dispositif de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels. Le Burkina qui envoyait auparavant former ses enseignants techniques à l’extérieur, acquiert des capacités nouvelles qui confèrent à l’Université de Koudougou des opportunités pour la formation des cadres techniques burkinabè, voire ceux des pays voisins. C’est surtout pour accompagner l’Université de Koudougou à mieux assumer ses nouvelles responsabilités que le PRFP s’est engagé dans la formation des trois PhD. Il a été suggéré un partenariat entre l’Université de Chung Hsing et celle de Koudougou qui n’a pas pu être développé.
  • Il a créé les conditions pour former 304 enseignants techniques dont 13 CAPET et 291 CAET à l’ENS/UK au profit de l’EFTP.
  • Il permet à l’Institut universitaire de technologie de l’UK de profiter de la mutualisation des équipements des ateliers de l’ENS/UK. Il offre aussi à l’Université de Koudougou, surtout après le décongestionnement des effectifs suscités par la mise en œuvre du PRFP, des opportunités pour des activités de production et de laboratoire, génératrices de revenus.

Réussir une meilleure gestion des filières industrielles ainsi installées par le PRFP, et faire en sorte que les formations des enseignants certifiés de l’EFTP sur place au Burkina soient performantes, restent un enjeu important pour l’Université de Koudougou, notamment pour l’Ecole Normale Supérieure (ENS).

images